Claude de Grandpré, un bâtisseur, Directeur général du théâtre Hector-Charland

Vicky Joseph et Jérémie Drolet

Claude de Grandpré, un bâtisseur, Directeur général du théâtre Hector-Charland - Vicky Joseph et Jérémie Drolet

Premières années

Claude de Grandpré, directeur général et artistique du théâtre Hector-Charland de L’Assomption, est né à Repentigny et a fait ses études secondaires au Collège de L’Assomption. Il a été introduit à L’Assomption par son père qui était enseignant à l’époque à l’école secondaire Paul-Arseneau. Après ses années passées au Collège de L’Assomption, il s’installa à Montréal jusqu’à ses 30 ans puis décida de revenir dans le petit village de L’Assomption. Au début des années 1990, ce village comptait environ 5000 mille habitants. Aujourd’hui, on dépasse les 20 000.

Lorsqu’il était étudiant au Collège de L’Assomption, un de ses plus beaux souvenirs ont été les épreuves de course. Il nous raconte : « Avant de m’intéresser à la culture, j’étais un sportif! Lors de mon secondaire quatre, un grand moment était la course du cross-country.»

De plus, durant ces mêmes années, Claude de Grandpré a participé au camp du Collège situé au lac Désert. « Le lac Désert est un plan d'eau douce dans le territoire non organisé de Lac-Pythonga, dans la municipalité régionale de comté La Vallée-de-la-Gatineau qui fait partie de la région administrative de l'Outaouais. ». Il y passa deux semaines durant son été. Ce camp lui a permis de s’intégrer aux autres étudiants et de tisser des liens avec eux. Il nous a d’ailleurs expliqué la difficulté qu’il a ressentie de s’adapter socialement, occasionnée par le déménagement.

À la fin de ses études universitaires, Claude a obtenu un bac en enseignement de la musique, ce qui lui a assuré une solide connaissance musicale et l’opportunité d’enseigner la musique au Collège de L’Assomption. Ses études supérieures lui ont également permis d’acquérir une excellente capacité de communication. Plus tard, il a décidé de suivre des cours en administration, une formation qui l’aide aujourd’hui à administrer le théâtre Hector-Charland.

Par le biais de la musique

C’est à titre de musicien que Claude est entré dans le monde du travail. Il se promenait de ville en ville avec sa troupe de musique durant l’été pour jouer de la musique dans différentes salles de spectacle à travers le Québec. Un été, il décide d’arrêter pour former un orchestre composé de jeunes musiciens du Collège de L’Assomption. Chaque vendredi, la troupe donnait un spectacle dans l’église de L’Assomption. Ce sont les citoyens de la place qui l’ont encouragé à poursuivre ces spectacles puisqu’au début, ce n’était qu’un travail saisonnier.

Sur le plan culturel, un bâtisseur

C’est grâce à sa motivation d’entrepreneur que Claude de Grandpré a grandement collaboré au développement culturel de la ville de L’Assomption. Il nous a expliqué qu’en 1883, les autorités du Collège ont formé un comité dont l’objectif était de construire une nouvelle salle académique en remplacement de la vieille salle le Carillon, en 1988 d’ailleurs détruite par un incendie. Cette salle projetée devait servir pour les célébrations du jubilé de l’établissement.

C’est dans ce cadre que Claude de Grandpré a été chargé, entouré d’un conseil de personnalités importantes, de développer un nouveau projet de salle de spectacles à L’Assomption. Est lancé alors un concours d’envergure nationale remporté par l’architecte Éric Gauthier. La salle sera finalement construite et inaugurée le 12 novembre 1999.

C’est à partir de ce moment que Claude de Grandpré dirige la salle et est responsable de la programmation. Des spectacles professionnels sont présentés plus de 300 fois par an.

Étant depuis longtemps impliqué dans de nombreux projets culturels, Claude est aujourd’hui, en plus d’être directeur du théâtre Hector-Charland, président du Quartier des arts, un organisme qui rassemble les forces culturelles de la ville de L’Assomption pour faire rayonner la culture d’ici. C’est d’ailleurs au Quartier des Arts qu’a été confiée l’organisation des Fêtes du 300e anniversaire de L’Assomption en 2017.

Tout un réseau

Le fait que Claude soit aujourd’hui diffuseur de spectacles lui a permis de tisser de véritables liens d’amitié. Ces liens ont formé, au fil des ans, une sorte de confrérie avec d’autres salles de spectacles, celles de Sorel, Laval et tant d’autres à travers toute la province.

Il a aussi tissé des liens avec des artistes de L’Assomption, pensons à Martin Cloutier du duo humoristique « Dominique et Martin », et à Stéphane Bellavance, tous deux porte-parole des célébrations du tricentenaire.

Un rayonnement régional et au-delà

En somme, le but de Claude de Grandpré est de porter les projets culturels de L’Assomption sur la scène régionale. Si, au début, son équipe de travail était composée de jeunes gens plutôt inexpérimentés, aujourd’hui, il peut compter sur de remarquables employés qui assurent le succès du développement culturel à L’Assomption.

Aux yeux de notre citoyen d’exception, la petite ville de L’Assomption, en pleine expansion, est une ville chargée d’histoire, mais surtout une municipalité particulièrement riche sur le plan humain. Cette combinaison gagnante, liée à l’instinct infaillible de Claude de Grandpré en matière de culture, fait de L’Assomption une ville reconnue et appréciée pour son rayonnement culturel dont on entendra parler encore longtemps et de plus en plus!