Lionel Martel: un homme accompli

Justine Beland, Samuel Belanger, Marianne Magnan

Lionel Martel: un homme accompli - Justine Beland, Samuel Belanger, Marianne Magnan

« J’avais une vision éclairée et des projets ambitieux pour l’avenir de la ville dans laquelle j’ai grandi. »

Cette citation de Lionel Martel, ancien maire de L’Assomption, nous montre son ambition pour sa ville natale, mais en même temps il y transpire un peu de regret de ne pas avoir pu terminer complètement toutes les facettes de sa vision globale avant la fin de son mandat de maire en 2005.

Un Assomptionniste pure laine

Né dans le rang Point-du-Jour et citoyen par excellence de cette ville patrimoniale, Lionel Martel part étudier en Gaspésie puis en Montérégie pour revenir en 1973 avec le diplôme d’ingénieur. Ceux qui l’ont côtoyé admirent sa mémoire prodigieuse et sa facilité de jongler avec les chiffres, ainsi que sa ténacité dans n’importe quelle tâche. De plus, il est toujours prêt à se dévouer corps et âme pour sa communauté d’origine. Est-ce le propre de quelqu’un appartenant à une grande famille bien connue et appréciée ici ?

Carrière professionnelle chez Frigidaire Canada devenu Electrolux

Après ses études, de retour à L’Assomption, il devient ingénieur chef au sein de l’entreprise installée à L’Assomption, Frigidaire Canada. Il y a pratiquement fait toute sa carrière. Une de ses responsabilités est l'harmonisation des normes entre le Canada et les États-Unis. Faisant plusieurs voyages d'affaires en Ontario et à Chicago, il perfectionne divers appareils dont des laveuses et sécheuses frontales.

Ses responsabilités professionnelles au sein d’une entreprise multinationale, la direction d’équipes, les contacts réguliers avec des gestionnaires de haut niveau lui serviront plus tard à titre de conseiller municipal et surtout à titre de maire.

Engagé dans la politique municipale

C’est à la suite d’un coup de fil inattendu de Laurent Gagnon, membre du conseil municipal, que Lionel Martel accepte de prendre la tête d’une équipe qui se présente aux élections municipales de novembre 1990. Pas de problème pour réunir les dix signatures requises et le voilà maire de la Ville de L’Assomption. Il occupera ce poste d’abord de novembre 1990 à novembre 1992, puis au cours d’un deuxième terme de novembre 1996 à novembre 2005, soit en tout pour une durée de onze ans. Tout un contrat !

Durant ses années au sein de la vie politique municipale, Lionel Martel a contribué à la réalisation de nombreux projets d’envergure. Ainsi, mentionnons la rénovation de l’usine de filtration, l’achat et la transformation du couvent de la Congrégation Notre-Dame, aujourd’hui la Maison de la culture et la bibliothèque municipale Christian-Roy, la planification de l’urbanisme en rapport avec le projet du Centre sportif et les chalets du parc Laurier.

Il y a en particulier deux projets majeurs à retenir, à savoir en 1992 la fusion administrative des deux municipalités, Ville et Paroisse, et plus tard, en 2000, une deuxième fusion, cette fois-ci avec la Paroisse de Saint-Gérard-de-Majella. Ce sont deux dates marquantes dans l’histoire de la Ville.

D’autres réalisations sont à mettre au crédit de Lionel Martel et son conseil. En collaboration avec Jacques Parizeau, député du comté et Premier ministre, le maire a réussi à garder le nouveau CHSLD à son même emplacement plutôt que de céder aux pressions qui visaient à le déplacer.

M. Martel a également fait adopter au cours de l’année 2002 une nouvelle politique culturelle suite au colloque tenu en 2000. Cette politique retient quatre volets, à savoir la bibliothèque Christian-Roy; le patrimoine historique, architectural, archéologique, naturel et ethnologique à préserver et à mettre en valeur, une vision progressiste avec entre autres une collaboration à la rénovation de l’Oasis du vieux palais; l’éventail des arts et une attention spéciale au Quartier des arts, le Théâtre Hector-Charland, mieux implanté à L’Assomption qu’à Repentigny ainsi que l’Expo arts et artisanat; les fêtes populaires, entre autres la fête de L’Assomption le 15 août.

D’autres projets restés en plan

Le maire Martel avait d’autres plans dans son programme. Ainsi, il avait prévu l’emplacement d’un important parc industriel aux abords des routes 341 et 343. Si ce projet avait vu le jour, on aurait créé environ 5 000 emplois locaux dans le cadre d’une économie florissante pour la collectivité.

Mentionnons finalement que le maire a participé à une étude démographique qui dressait un portrait global de la population. Le but visé était de découvrir les besoins des habitants en termes de services.

Par ailleurs, dans le secteur des loisirs, Lionel Martel a été président de la ligue de ballon balai et de la ligue de balle sans oublier le carnaval d’hiver.

Au niveau de la MRC

Membre de la table des maires de la MRC, le maire Martel a été responsable du transport en commun de la MRC. À ce titre, il négociait des contrats et planifiait les horaires pour les autobus en direction de Montréal et de Joliette.

À la retraite

Même retraité, Lionel reste très présent au sein de la communauté assomptionniste. Connu de tous, toujours aussi soucieux du bien commun, il continue à participer à l’embellissement de la ville. Dans le cadre des festivités du 300e, il organise un tournoi de bridge, une de ses passions !

En conclusion, Lionel Martel a toujours fait sienne la devise de la Ville Nil magnum sine labore, c’est-à-dire Rien de grand sans labeur. Il a laissé pour toujours de multiples traces sur le territoire de la Ville. C’est pourquoi, il mérite la reconnaissance de ses concitoyens.