Sophie Martel, une bénévole au cœur d’or
et future élue ?

Jordan Balassa et Tommy Asselin

Sophie Martel, une bénévole  au cœur d’or et future élue ? - Jordan Balassa et Tommy Asselin


Arrivée à l’âge d’un an dans la petite ville pittoresque de l’Assomption, Sophie y réside depuis 43 ans. Non, non, actuellement, Sophie n’y réside pas, elle y vit. La différence est primordiale, car la vie de Sophie gravite autour des méandres de la rivière. L’Assomption, c’est son village. Les Assomptionnistes forment une grande famille qu’elle prend sous son aile à la manière de Fred Pellerin. Mais qui est-elle réellement?

Assomptionniste un jour, Assomptionniste toujours

Mère de trois garçons, Sophie s’occupe d’une garderie à domicile. Sa maison est située sur une ferme, car effectivement, son mari et elle possèdent une petite ferme. En entrant chez elle, on peut déjà entendre les cris de ses petits protégés qui jouent. Une atmosphère conviviale y règne. Sophie est volubile, car elle est «flattée d’avoir été choisie comme citoyenne d’exception de L’Assomption». Elle nous parle fièrement des membres de la famille Martel, qui possèdent, entre autres, l’entreprise Desmarais et le resto L’Assom.

Le cœur sur la main

Sophie a toujours accordé une grande importance à la générosité et à l’entraide, valeurs qu’elle transmet à ses protégés. Déjà, à 11 ans, elle est bénévole pour un tournoi de hockey, rôle qu’elle occupera pendant 14 ans. Ce premier pas dans l’engagement bénévole l’entraîne dans une succession rapide de différents tournois sportifs qu’elle coordonne, tel que le tournoi annuel des Voisins, qu’elle a d’ailleurs sauvé de la disparition, et des parties amicales de balle-molle, qu’elle organise pendant 25 ans, motivée par son amour du sport. Sophie dirige aussi des parties de balle donnée.

Dans le plus pur esprit entrepreneurial, elle décide d’amasser des fonds lors de ces tournois pour démarrer une ligue de ballon-balai, ce qui lui permet de «joindre l’utile à l’agréable». Passionnée, elle nous raconte comment, avec l’aide d’une amie, elles ont fait revivre le ballon-balai à L’Assomption. « J’ai toujours aimé ce sport et les plus grands champions canadiens tels que Yannick Marin et Charles Asselin sont originaires de notre ville! »

Déterminée à préparer une relève qui représentera fièrement sa ville, elle devient l’entraîneuse d’une équipe d’adolescents qu’elle prend sous son aile. Elle s’emploie à unir les jeunes, car «tout est possible quand il y a de l’entraide et de la chimie». Elle continue à collecter des fonds qui permettent aux jeunes de jouer au ballon-balai et s’échine à faire renaître ce sport, en y consacrant de longues heures de travail, qu’elle qualifie plutôt de plaisir, car «des succès, ça ne se fait pas tout seul».

Un emploi du temps bien rempli

Avec l’arrivée de ses propres enfants, l’implication sportive de Sophie diminue, mais elle continue d’aider comme elle peut tout en s’occupant de sa garderie. « Je suis éducatrice de 7 à 17 heures, cinq jours par semaine, tout en m’occupant des différents sports que pratiquent mes garçons. » Son temps libre? « Je le comble avec du bénévolat ou encore en donnant un coup de main à la ferme. »

L’Assomption, son premier grand amour

Aux yeux de Sophie, L’Assomption se modernise en conservant son patrimoine historique. Son coup de cœur? «Le village», lance-t-elle. Elle trouve ce lieu si magnifique qu’elle nous détaille tout ce qu’elle apprécie, que ce soit le réputé Collège de L’Assomption, le Vieux Fort, où règne le mystère, les petits commerces des gens d’ici et surtout le parc Laurier, lieu de rencontres sportives par excellence!

Sophie aime l’esprit familial de sa ville remplie de jeunes familles. Cela la motive à mettre sur pied des évènements, car elle considère que les jeunes ont besoin de se défouler, de créer des amitiés et surtout, d’apprendre à travailler en équipe. Elle applique ces principes dans sa propre vie, ce qui fait d’elle une femme entreprenante. Se voit-elle vivre ailleurs qu’à L’Assomption? «Je vais mourir sûrement ici» s’exclame-t-elle, un sourire espiègle aux lèvres, laissant paraître son attachement profond pour L’Assomption.

Et notre belle langue dans tout ça?

Sans honte, Sophie affirme qu’elle est souverainiste, car elle tient absolument à sauvegarder sa langue, qu’elle conçoit comme un véritable joyau. Elle croit que le français mérite d’être protégé pour sa beauté éloquente. Elle nous avoue idolâtrer Fred Pellerin, car il est, pour elle, un véritable symbole de la culture québécoise et elle trouve que L’Assomption ressemble à la description qu’il fait de sa ville natale, Saint-Élie-de-Caxton.

Sophie Martel, mairesse de L’Assomption?

Il n’est pas rare d’apercevoir Sophie Martel aux assemblées publiques municipales, car elle défend ce qui lui tient à cœur. De nombreux citoyens lui ont déjà demandé de les représenter dans son quartier. Sa réponse est simple : «L’important pour le moment, c’est l’éducation de mes enfants, mais je ne dis pas non au poste de mairesse dans le futur!» Ses premiers objectifs seraient de mieux encadrer le développement commercial de la ville pour conserver son cachet historique mais aussi, on le devine, de bonifier les installations sportives.

Finalement, à cause de tout ce qu’elle fait pour les gens de L’Assomption, c’est la moindre des choses de la nominer comme citoyenne d’exception. Il nous semble primordial de remercier les gens qui font de L’Assomption la ville que tous apprécient, surtout en cette année du tricentenaire!

Merci Sophie.